Prévues de longue date par les différents rapports exploratoires (notamment le Rapport Santé 2010, paru en 1992 sous la conduite de Raymond Soubie), consacrées 20 ans après par la Loi HPST de juillet 2009, les ARS sont opérationnelles depuis avril 2010.
Au-delà des défis (ambitieux) qu’elles se sont fixés dans les Projets régionaux de santé (PRS) concernant aussi bien la lutte contre les inégalités que sur la rationalisation du système de soins, les relations avec les acteurs régionaux « historiques » s’en trouvent considérablement modifiées.
- avec les médecins d’abord et plus généralement avec toutes les professions de santé de ville, habitués depuis des lustres à se tourner vers les caisses en raison de leur histoire conventionnelle
- avec les caisses bien évidemment chargées, de par leur mission intrinsèque d’assureur, de « gérer le risque », dont l’orientation (et la direction ?) a été transférée par le législateur à l’ARS
- avec le monde hospitalier, public et privé, invité à passer à une logique de coopération territoriale initiée par feues les ARH
- avec les différents organes d’observation et de surveillance comme les OMEDIT (observatoire du médicament, des dispositifs médicaux et de l’innovation thérapeutique) pour les plus jeunes, ou les ORS (observatoires régionaux de la santé) pour les plus anciens.
- les collectivités territoriales en premier lieu, particulièrement sur 2 champs : l’aménagement du territoire dont la dynamique prend désormais en compte de manière plus exacerbée l’installation des professionnels de première ligne le secteur du médico-social dont la charge pèse essentiellement sur le Département.
- les autres services de l’Etat dépendant des préfets départementaux ou du préfet de région car, en matière de santé publique, les actions vont bien au-delà du périmètre sanitaire
- Réaliser un tableau comparatif entre les ARS non pas sur des résultats (de santé publique et médico-économiques) sur lesquels nous n’avons pas les compétences mais sur la manière dont les ARS ont réussi ou en tout cas organisé le consensus avec les acteurs.
- Porter le projecteur sur une région en insistant sur son état des lieux et sur la façon dont l’ARS a animé le débat régional sur les objectifs stratégiques qui en ont découlé.





