Archive for février, 2012

28th février
2012
written by Rémy Fromentin

Le livre de Jean-Paul Gaudillère « la médecine et les sciences » (La Découveete 2006) a servi d’inspiration à l’article du hors série de « ça m’intéresse » de février-mars 2012. À côté de la photo d’un sandwich moisi on y voit la courbe vertigineuse d’augmentation de l’espérance de vie à partir de 1900, époque de la découverte de la microbiologie et des vaccins.

Pourtant beaucoup d’études montrent que les soins médicaux, pour spectaculaires qu’ils fussent, ne sont intervenus que pour une faible partie dans les progrès constatés.

21st février
2012
written by Rémy Fromentin

La publication intégrale par le journal Le Point du rapport du député Nicolas Perruchot sur le financement des syndicats et du patronat fait grand bruit dans la presse. Reporté sine die par une commission parlementaire peu encline à remuer des chiffres qui n’ont pas de sens si on les agite sans explication, le rapport n’est en principe pas publiable.

En fait, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Car sa lecture, quelque peu ardue, n’apprend rien de ce que l’on savait déjà. On y reproche seulement une excessive centralisation des fonds par les confédérations au détriment des syndicats de base.

Reprochable ? Peut-être… et encore ! Car l’abandon du pacte social par un Etat qui n’a plus de contrepouvoir que l’opposition parlementaire et quelques représentants d’usagers autoproclamés n’est pas du fait des partenaires sociaux.

2nd février
2012
written by Rémy Fromentin

L’intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision, pariant sur le modèle allemand (Le Monde du 31 janvier. Voir aussi France 24) a provoqué un déferlement d’hostilité qui lui vaut une perte de 2 points dans les sondages. Même les troupes de sa majorité n’étaient pas convaincues (voir Les Echos du 31 janvier ) bien que leur président (pas encore sortant) ait affirmé qu’il était « le suicidaire le plus en forme de France ».

Pourtant les mesures proposées n’ont rien de spectaculaires : le transfert des cotisations des « allocs » sur une autre assiette que les salaires payés par les entreprises se justifie depuis des lustres mais personne finalement n’en fait plus cas car n’apparaît à l’opinion que sa conséquence supposée (l’augmentation des prix).

Rien de spectaculaire donc par rapport à ce que propose le gouvernement britannique pour la gestion des services publics (Les Echos du 2 février) : transférer à des mutuelles, dans lesquelles les fonctionnaires seraient actionnaires, les missions qui relèvent de l’Etat est une idée qui eût fait grand bruit de ce côté-ci de la Manche.

Malgré la fascination historique qu’exerce le Royaume Uni sur nos élites, c’est l’Allemagne qui avait les yeux doux du président.

Le gouvernement anglais n’y est pas opposé pour la gestion des retraites des agents publics (voir le site de Campaign4Change).

Il est question d’appliquer le principe aux hôpitaux du NHS. L’hôpital de Cambridge serait partant malgré l’opposition du parti travailliste.