La publication intégrale par le journal Le Point
du rapport du député Nicolas Perruchot sur le financement des syndicats et
du patronat fait grand bruit dans la presse.
Reporté sine die par une commission
parlementaire peu encline à remuer des chiffres qui n’ont pas de sens si on les
agite sans explication, le rapport n’est en principe pas publiable.
En fait, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un
canard. Car sa lecture, quelque peu ardue, n’apprend rien de ce que l’on savait
déjà. On y reproche seulement une excessive centralisation des fonds par les
confédérations au détriment des syndicats de base.
Reprochable ? Peut-être… et encore ! Car l’abandon
du pacte social par un Etat qui n’a plus de contrepouvoir que l’opposition
parlementaire et quelques représentants d’usagers autoproclamés n’est pas du
fait des partenaires sociaux.
L’intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision, pariant sur le modèle allemand (Le Monde du 31 janvier. Voir aussi France 24) a provoqué un déferlement d’hostilité qui lui vaut une perte de 2 points dans les sondages. Même les troupes de sa majorité n’étaient pas convaincues (voir Les Echos du 31 janvier ) bien que leur président (pas encore sortant) ait affirmé qu’il était « le suicidaire le plus en forme de France ».
Pourtant les mesures proposées n’ont rien de spectaculaires : le transfert des cotisations des « allocs » sur une autre assiette que les salaires payés par les entreprises se justifie depuis des lustres mais personne finalement n’en fait plus cas car n’apparaît à l’opinion que sa conséquence supposée (l’augmentation des prix).
Rien de spectaculaire donc par rapport à ce que propose le gouvernement britannique pour la gestion des services publics (Les Echos du 2 février) : transférer à des mutuelles, dans lesquelles les fonctionnaires seraient actionnaires, les missions qui relèvent de l’Etat est une idée qui eût fait grand bruit de ce côté-ci de la Manche.
Malgré la fascination historique qu’exerce le Royaume Uni sur nos élites, c’est l’Allemagne qui avait les yeux doux du président.
Le gouvernement anglais n’y est pas opposé pour la gestion des retraites des agents publics (voir le site de Campaign4Change).
Il est question d’appliquer le principe aux hôpitaux du NHS. L’hôpital de Cambridge serait partant malgré l’opposition du parti travailliste.
Les Echos du 11/12 mars publient les résultats d’un sondage réalisé par IPSOS pour Altédia, cabinet de conseil créé il y a quelques années par Raymond Soubie, célèbre conseiller de l’Elysée sur la réforme des retraites.
On retiendra que les salariés, sur fond de démotivation et de morosité, souhaitent à 93% que la rémunération des dirigeants soit plafonnée, même si une petite moitié d’entre eux n’estiment pas cette proposition réaliste.
Le ministre du travail, de l’emploi et de la santé, répondant aux questions des Echos des 25 et 26 février, confirme le respect de l’objectif des dépenses d’assurance maladie fixé par le parlement sous la barre des 3%. Objectif, on s’en souvient, imposé par le président de la République lui-même, en dépit de la contestation. On note cependant – et le ministre ne manque pas de le rappeler – que les hôpitaux publics dépassent de 400 millions d’euros leur objectif. (Lire la suite…)
Nous ouvrons aujourd’hui le blog du Groupe-Galilée censé donner à nos lecteurs quelques coups de projecteurs sur l’actualité. La « Lunette de Galilée » mettra donc la focale, entre deux Lettres de Galilée, sur quelques infos qui nous paraissent intéressantes. (Lire la suite…)